Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 20:43

 

Le site internet du Mot fou et sa boutique en ligne

http://lemotfou.com

Par le mot fou éditions
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 15:31

Le Mot fou présente

le livre de Viviane Campomar Chromatographies

dimanche 10 avril à 18h au couvent des cordeliers à Forcalquier (04)

dans le cadre du festival "Sciences métisses"

 

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Viviane Campomar, ingénieur, docteur en chimie minérale et actuellement professeur au lycée Henry IV à Paris signe aujourd'hui son second roman, Chromatographies. Elle y développe un sens de la volupté assez peu commun, notamment de par l'utilisation des sciences physiques et chimiques... Il faut dire que cela donne un certain résultat!

De la poésie chimique

Ah! L'inspiration est annoncée déjà au tire! "La chromatographie est une technique d'analyse qui consiste à faire passer dans une colonne remplie d'un solide en poudre, appelé support chromatographique, un échantillon composé de plusieurs constituants à séparer" informe la couverture. Dans "chromatographie", on reconnaît aisément, sans avoir jamais étudié le grec ancien, les composantes "couleur" et "écriture". N'y a-t-il pas là quelque promesse d'une écriture colorée, si l'on ose dire?
En effet, on ne peut s'attendre à mieux; en livrant ce roman, V. Campomar écrit dans un style onirique des plus incongrus. Les couleurs, les formes, les sons, les odeurs, tout, en somme, s'altère, se tord et se détend au flux des émotions de Jade, en fonction de l'absence ou, dans le cas contraire, de la présence. Ce qui caractérise (ne déplaise) ce concentré d'images et de symboles tant sensuels que sensitifs n'est autre que le côté envoûtant de la science chimique de la chromatographie. Quiconque aurait-il un jour songé que Ronsard puisse développer dans ses sonnets le pourquoi du pourpre de sa rose? Imaginons-nous Charles Baudelaire planter comme un piquet mobile sur un accotement fleuri l'explication du phénomène scientifique à la source de l'obscurité! Sans nul doute improbable.
Pourtant, Viviane Campomar le fait, elle. Une sorte de réconciliation entre science exacte et littérature.

A la recherche de Jade

Jade est chromatographe et vit dans un immeuble. Autant noter qu'elle n'est ni princesse, ni cosette. Tous les soirs, elle rentre chez elle en compagnie de sa solitude pour seule amie, s'ennuie, lasse, et sa vie suit le rythme constant d'une fonction linéaire, métro, boulot, dodo. Une existence morne, en fin de compte. Ses habitudes vont néanmoins changer du tout au tout lorsqu'un soir, alors qu'elle vit comme d'ordinaire un ennui presque sordide, une mélopée s'élève d'elle-ne-sait-où pour aller se loger jusque dans sa tête. Un son de piano, instrument d'excellence, qui l'enchante.
Aussi entreprend-elle d'apercevoir la personne qui joue de la sorte les notes qui l'emportent chaque soir. Jade part de rien pour aboutir à tout: le résultat de son enquête... Elle commence à réfléchir, à tenter de capter les faits, les gestes, les paroles de ses voisins qu'elle ne connaît pas, guettant alertée celui qui lui fait rompre la morosité - Jade sait fermement que le pianiste est un homme. On se laisse assez facilement mener par cette aventure de recherche, puis de séduction, malgré les quelques endroits de mièvreries adolescentes qui ralentissent un peu l'intrigue.
Nouvelle femme ou femme d'aujourd'hui? Allez savoir! Tout est cependant que le personnage de Jade tient plus de la fillette à l'éveil de sa féminité que de la femme accomplie. Quelques airs de Chopin, et la demoiselle se trouve conquise - on a parfois un peu de mal à y croire... Fort heureusement, le malaise a été convoqué en contrepoids! Jade disparaît. Elle disparaît littéralement, effacée par une identité qu'elle perd. On veut bien quelque part y voir un roman d'initiation dans la plus lointaine limite, une vision de la condition féminine moderne tout au moins, ainsi qu'un surprenant travail d'altération réaliste, comme si le narrateur se faisait impénétrable. Un effet grandiose!

Même si nombreuses se profilent les chances d'attirer un lectorat à dominante plutôt féminine, Chromatographies est, somme toute, une oeuvre d'un charme plaisant qui parvient (enfin! aimerait-on s'exclamer) à réconcilier lettres et domaine scientifique trop longtemps aliénés l'un de l'autre par quelque attitude de pragmatisme déplorable; Viviane Campomar teinte la chimie de littérature et applique la littérature à la chimie, l'ensemble est réussi et l'on a fort grand plaisir à le lire, et à le relire!

Chromatographies, de Viviane Campomar
Editions Le Mot Fou
15 €

http://www.obiwi.fr/culture/lectures/83866-chromatographies-de-viviane-campomar-a-la-recherche-de-jade

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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 22:55
Le Mot fou est au salon du livre de Paris, stand V42 espace PACA,

Vendredi 18 : nocturne 10h-23h
Samedi 19 & dimanche 20 : 10h-20h
Lundi 21 : 9h-13h réservé aux professionnels, 13h-18h ouvert au public

 

Venez nombreux, nous serons heureux de vous rencontrer et de vous présenter nos auteurs et publications.

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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 13:51

Pourquoi j’écris 

Longtemps je me suis couchée tard : j’ai lu beaucoup, passionnément. Je lisais comme on s’enivre et, les yeux fermés, je lisais encore dans l’obscurité. S’endormir dans les mots d’un autre, le souffle d’un autre. Parfois, je réinventais le chapitre. C’est comme ça que l’écriture s’est imposée à moi, elle m’a sauté dessus, en traître et dans le noir. J’ai d’abord écrit uniquement pour moi et n’ai autorisé personne à me lire. Un jour pourtant, une amie a lu. Elle m’a conseillé un éditeur en me faisant promettre de lui envoyer mon manuscrit. J’ai obéi, il faut toujours honorer les promesses que l’on fait à ses amis. Mon premier livre a vu le jour très vite, il a même été récompensé par le Prix de la Ville de Paris. J’ai alors moins écrit car j’ai pris conscience que désormais, on m’attendait au tournant. Que les textes à venir seraient pesés, jugés, par moi d’abord. J’ai aussi eu peur de m’égarer en essayant de plaire - mais c’est pas parce qu’on met le pied dans quelque chose qu’on y perd son âme, pas vrai ? Et puis j’ai fini par admettre que moi aussi je pouvais avoir quelque chose à dire, que tout le monde a quelque chose à dire. Lorsque j’ai admis, j’ai à nouveau écrit. J’écris parce que je n’ai pas de talent d’oratrice et que le crayon m’aide à marcher droit, j’écris surtout pour continuer à voir du merveilleux là où certains ne voient plus rien.

Nadia Berquet (Friture magazine, février 2011 - http://www.frituremag.info/les-chroniques/frites-et-ratures/joyeux-nawel-1.html)

 

Nadia Berquet est l'auteur de Cité des Fleurs (le Mot fou éditions), La Sale Odeur du bonheur et la Guerre des fleurs  (HB éditions repris par le Mot fou éditions) disponibles en librairie 

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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 12:55

Ah les Lunatiques sortent
Pour voir le jour demander la lune
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juste l'impossible, pas plus, pas moins et ne pas hésiter à changer

Le surnaturel? Une réalité comme une autre
Le sens? Un point de vue
La vérité? Un concept
"Retrouver la liberté d'être faux" (Jelinek) au regard d'une idéologie

(José Leroux, auteur du Mot fou)

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BIENVENUE

LA PRESSE EN PARLE

Encres vagabondes 
Brigitte Aubonnet 
(04/09/09) 

…Une fille retrace le parcours de sa famille venue d’Algérie, sa mère et les nombreux frères et sœurs, la seconde épouse avec ses nombreux enfants aussi et les maîtresses du père qui lui vit sa vie dans le plus grand égoïsme. Cette nouvelle déverse tout le ressentiment et le rejet que parfois on peut éprouver envers des êtres chers qu’on aurait dû aimer et qui auraient dû nous aimer. L’absence de tendresse et d’amour génère la haine. L’ironie existe aussi quand la narratrice évoque l’incompréhension des enseignants quand elle indiquait que son frère était né la même année qu’elle. La bigamie n’était pas envisageable donc c’était forcément l’enfant qui se trompait sur les dates de naissance. Comment une fillette peut-elle avoir raison face à l’inenvisageable ?…
la suite : http://www.encres-vagabondes.com/magazine/berquet.htm






Pléthore de projets à Forcalquier

Publié dans Dazibao 21 (07/2009)

Forcalquier ne désarme pas. Certes on a appris avec tristesse la fin des éditions HB, mais :
François Bouchardeau qui les dirigeait reste un acteur (en vue ces derniers temps...) du livre et prépare, entre autres, la seconde mouture de la manifestation rentrée nouvelles (du 20 au 24 août).
France Baron, qui a créé Nykta en Bourgogne en 1994, vient d'y installer sa maison d'édition. Sous l'emblème d'un quartier de lune, les éditions Nykta (nuit en grec) proposent 100 titres en littérature (roman, polar, poésie...). Ligne éditoriale ouverte et diversité des collections, dont celle des polars Petite nuit.  
Hélène Delmasmène à bien un projet protéiforme - édition, librairie itinérante, services à l'édition. Les deux structures créées par cette (jeune) ancienne d'HB sont placées sous l'égide de “l'inquiétante réalité” : Le mot fou éditions veut donner à lire des textes courts de fiction et publiera deux titres par an. Pour démarrer, la maison reprend à son catalogue le fonds de la collection textes courts d'HB ;
Ici et Là est une entreprise de prestations de services pour les éditeurs (communication, diffusion, remplacements, animations…), qui devient, les jours de marché, librairie ambulante dans les Alpes de Haute-Provence.

Ces éditeurs et une dizaine d'autres sont regroupés au sein de l'association Éditer en Haute-Provence avec l'objectif de mutualiser activités et outils. La participation à des salons du livre, l'élaboration d'une gazette commune d'informations, l'engagement dans le projet de la Maison des métiers du livre à Forcalquier, les rassemble sous la présidence de Pierre Coste, responsable de C'est-à-dire éditions. En 2008, quatorze “rendez-vous”, coordonnés par Samuel Autexier, animateur de la revue littéraire Marginales, ont été honorés par les membres d'Éditer en Haute-Provence.

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